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TEXTES EN FRANÇAIS EN ORDRE CHRONOLOGIQUE.MALHEUREUSEMENT, CECI NE PEUT
FOURNIR QU'UNE PALE REPRESENTATION DE NOS ACTIVITES. NOUS N'AVONS NI
LES ENERGIES NI LES COMPETENCES POUR TRADUIRE BEAUCOUP DE TEXTES EN
FRANÇAIS ET MAINTENIR
CETTE PAGE À JOUR. DE PLUS, NOUS SOMMES EN TRAIN D'ABANDONNER LES
VIEILLES PAGES "STATIQUES" DE CE SITE, QUI RESTERONT SEULEMENT COMME
DES "RELIQUES" HISTORIQUES. NOUS SOMMES DESOLÉS, MAIS IL ÉTAIT IMPOSSIBLE
DE MAINTENIR UN TEL NIVEAU DE COMPLEXITÉ ET MULTILINGUISME: ON N'A PAS
D'EMPLOYÉ-E-S, ON FAIT TOUT LE TRAVAIL SANS INTERMEDIAIRES. IL FAUT
CHERCHER AVEC CALME UNE AUTRE FAÇON
D'INFORMER NOS LECTEURS FRANCOPHONES. PENDANT CE TEMPS, NOUS
CONSEILLONS CEUX QUI PEUVENT LIRE L'ITALIEN DE
VISITER NOTRE BLOG
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Métailié,
20/08/2009. 580 p
ISBN 9782864246886
2009 "1775. Dans la vallée mohawk, non loin de la frontière canadienne, un monde baptisé Iroquirlande, où les six tribus iroquoises ont tissé des liens de sang avec des Écossais et des Irlandais, voit avec inquiétude ses terres ancestrales menacées par l’avidité des colons qui veulent se libérer de la couronne d’Angleterre. Ne vaut-il pas mieux 'un despote à mille milles que mille despotes à un mille' ? Une ambassade est envoyée auprès du roi George, à Londres, pour renouveler l’alliance avec la couronne. En son sein, Joseph, l’interprète indien qui deviendra chef de guerre, le Grand Diable, guerrier mohawk redouté et lecteur de Shakespeare, Peter, adolescent peau-rouge qui joue du violon et combattra dans les armées du roi, Esther, qui a le don des visions comme sa tante Molly, la mère des nations iroquoises. Coqueluches de la cour, après en avoir découvert les rituels grotesques en même temps que l’art des feux d’artifice, la Tamise puante, la misère des rues, les bandes de détrousseurs déguisés en Mohawks, ils retourneront combattre pour leurs terres. A travers le destin de personnages de légende qui ont pourtant réellement existé, le récit, basé sur une immense documentation historique, nous restitue la vie quotidienne et les combats dans la forêt, les jeux, les rites cruels, la magie, la nature grandiose et la barbarie déguisée en progrès."
manituana.com
Manituana
sur le site des Editions MétailiéCRITIQUES : Le Nouvel Observateur - Evene.fr - Le Monde - Le Matricule des Anges - Le Courrier (CH) - Le Monde Diplomatique |
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" SI LE POUVOIR IMPOSE
SON RECIT, NOUS DEVONS RETORQUER AVEC MILLE HISTOIRES ALTERNATIVES"Une interview parue sur Article XI, octobre 2010 Il faut avancer étape par étape. Peut-être qu’on ne peut pas gagner tout l’imaginaire, mais on peut certainement en libérer certaines zones. Si le pouvoir impose son récit, nous devons rétorquer avec mille histoires alternatives, parier sur la complexité du monde. La bataille pour l’imaginaire n’est pas seulement une histoire de puissance de feu, type "ils ont les canons, alors nous perdons". Notre combat est plus proche d’une guerre chimique et bactériologique. De très petites histoires infectées peuvent être plus efficaces qu’un grand coup de mortier. |
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WU
MING : LA
NARRATION COMME TECHNIQUE DE LUTTEUne longue interview parue en Belgique, dans le numéro 56° de Politique - Revue de débats, Octobre 2008 C’est-à-dire que, à un moment donné, tout s’est passé comme si on voulait faire de nous les délégués à la création de mythes. Alors que nous prétendions que la création de mythes, ça devait être une pratique diffuse, collective. Ce rôle de délégués aux mythes, on l’a refusé parce qu’il n’a pas de sens. On ne peut pas devenir le bureau de la projection mythopoïétique ! Sinon, on recrée l’intellectuel séparé - dont le travail serait de fabriquer des mythes. Ce refus est à la base de notre autocritique : on a compris qu’on avait fait une erreur parce que le mythe est une sale bête qu’on ne réussit pas à domestiquer aussi facilement. Notre approche avait été trop optimiste, trop chargée d’espoir sur la possibilité, pour le mouvement, de créer ses propres mythes. Le mythe ne peut pas être évoqué artificiellement — comme ça, parce que quelqu’un l’appelle. Il doit naître de la réalité, par en bas. Il doit y avoir un moment de spontanéité. |
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| Memorandum 1993-2008: Littérature narrative, point de vue oblique, retour vers le futur Avril 2008 - Traduit par Estelle Paint en Juin 2008 PDF - RTF comprimé En Italie le débat sur ce texte a été - et est encore - plus qu'agité. On l'a discuté sur la Toile, dans les journaux et à la radio nationale. Largement rejeté par les critiques les plus conservateurs, le memorandum a gagné l'adhesion de beaucoup d'écrivains (notamment Valerio Evangelisti, Carlo Lucarelli, Giancarlo De Cataldo, Giuseppe Genna et Massimo Carlotto) dont les livres sont au coeur de la réflexion. Plusieurs titres nommés dans le texte ont paru en France. Pour ceux qui peuvent lire l'italien, "Wu Ming et De Cataldo ont été les victimes d’attaques assez dures de la part de l’establishment. Et ce n’est pas un hasard. Pour la première fois la critique est en grave retard sur sa matière, la production littéraire. Au lieu de rattraper son retard la critique réagit en agressant les écrivains. Le critique, qui pendant longtemps a eu le rôle d’accueillir les nouvelles tendances, de les analyser et de les exposer au grand publique, fait exactement l’inverse et donc les écrivains ont dû apprendre à se passer du critique. Nous avons un impact sur le public sans besoin des critiques." ( |
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Une longue interview avec Wu Ming 1 et Wu Ming 2 publiée sur le site L'Italie à Paris, 2008 |
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Introduction à l'anthologie de free jazz The Old New Thing, Abraxas 2007 |
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Par Serge Quadruppani, 2008 L'article inclut aussi une petite analyse du style de Manchette conduite par Wu Ming 1, et opinions données par autres auteurs du noir italien et du nouveau roman épique italien. |
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| Guerre
aux humains
de Wu Ming 2 et New Thing de Wu Ming 1 (Editions Métailié, 2007) Traduits de l'italien par Serge Quadruppani Aussi
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par Serge Quadruppani, 2007 Entre-temps, en 2001, les quatre auteurs de Q avaient écrit une série d’appels, qui furent très largement diffusés et qui annonçaient et accompagnaient le mouvement de contestation du sommet du G8 en juillet à Gênes, énorme rassemblement, immense espérance d’un autre monde possible qui devait se conclure, comme chacun devrait se souvenir, par une répression féroce de manifestants désarmés et la mort de Carlo Giuliani, tué par un carabinier. |
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Après la mise en liberté surveillée de Cesare Battisti, les médias italiens se sont déchaînés, déversant sur l'opinion publique tout le métal fondu pendant des années dans les hauts fourneaux du ressentiment, de la vengeance, de l'obsession sécuritaire. Il est impossible de faire un compte rendu de tous les mensonges et les aberrations écrits et transmis cette semaine. Il n'y a pas un seul article, aussi bref soit-il, qui n'en contienne des dizaines. Même les détails apparemment insignifiants sont erronés. Des faits et des personnages qui n'ont rien à voir avec cette affaire sont jetés dans la marmite pour troubler le bouillon, déchaîner la panique morale, empêcher à n'importe quel prix l'usage de la raison. |
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Essayons l'hypothèse d'une marche européenne, qui ait de nombreux points de départ. De chaque point part une caravane, un parcours à travers le continent, qui touche des lieux politiquement et historiquement symboliques. Chaque parcours est une carte chantée, qui chante l'histoire métisse de l'Europe, une Europe qui de l'Andalousie au Caucase n'a jamais eu de frontières fixes, et qui les a vu changer constamment au cours des siècles et des millénaires. Les origines de notre civilisation sont en Mésopotamie. Chypres, dont les côtes sont à quelques centaines de kilomètres du Liban, vient juste d'entrer dans l'Union. Et Grozny, la ville fantôme rasée jusqu'au sol par les bombes, se trouve à la limite orientale du continent. |
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Depuis que ce gouvernement s'est installé, nous avons projeté une image schizophrénique, résumée dans la question qui m'a été posée plusieurs fois durant les voyages à l'étranger : "Comment se fait-il qu'en Italie il y ait les mouvements les plus forts, les plus créatifs et les plus influents si j'ai entendu dire que toute l'information est entre les mains de Ber******i ? |
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"Mais, si tout le monde peut copier vos livres et s'abstenir de les acheter, comment faites-vous pour vivre?" Les gens nous posent souvent cette question et ajoutent la plupart du temps la remarque suivante : "Mais le copyright est nécessaire, il faut bien protéger l'auteur !" Ce genre de propos montre à quel point la culture dominante (fondée sur le principe de la propriété) et l'industrie du divertissement ont égaré le public. En matière de droit d'auteur et de propriété intellectuelle, la confusion la plus totale règne dans les médias et dans les esprits. Seuls les fraudeurs et les parasites de toute sorte ont intérêt à faire croire que "copyright" et "droit d'auteur" sont la même chose - ou que "droit d'auteur" s'oppose à "piratage". Mais la réalité est tout autre. |
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Le passage du siècle nous a laissé un mouvement radicalement discontinu. Chaque résistance locale parle, se répète et inspire des milliers d'autres cristallisations qui recouvrent la planète entière. Des centaines de millions d'êtres contraints à des transhumances animales vers un salut possible savent d'instinct que se rapprocher les uns des autres, se sentir frères, d'un continent à l'autre, peut procurer la dernière chance. Cela rend plus urgentes encore les narrations ouvertes et chorales, les récits à faire circuler de bouche en bouche, les chansons qui permettent de nous reconnaître où que nous soyons. |
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Nous sommes les trente-quatre mille qui répondirent à l'appel d'Hans le joueur de flûte. En l'an du Seigneur 1476, la Madone de Niklashausen apparut à Hans et lui dit : « Plus jamais de rois ni de princes. Plus jamais de papauté ni de clergé. Plus jamais de taxes ni de dîmes. Les champs, les forêts et les cours d'eau seront à tous. Tous seront frères et personne ne possèdera plus que son prochain. » Nous arrivâmes le jour de la Sainte Marguerite, un cierge à la main et une pique dans l'autre. La Sainte Vierge nous avait dit quoi faire. Mais les cavaliers de l'Evêque capturèrent Hans, puis ils nous attaquèrent et nous défirent. Hans brûla sur le bûcher. Pas les paroles de la Sainte Vierge.
...l'écho du temps bénéficie ici d'une rigoureuse information, ce qui n'exclut pas l'enjeu littéraire : l'imprimerie naissante ? Une "technique stupéfiante qui se développe de jour en jour comme un incendie au cœur d'un été sec et venteux" ; le langage des marchands ? "Un chant unique, incompréhensible, une Babel à l'envers" puisque l'argent est le "véritable symbole de la Bête". Des hommes comme Thomas Müntzer moururent en jetant à la face de leurs bourreaux " Omnia sunt communia ", tout est en commun. Derrière eux, des hommes de toutes origines, artisans, nobles appauvris, ecclésiastiques en rupture de ban, formèrent pendant quelques décennies une confrérie prête à tout, hérésie érudite ou prédication illuminée, subversion silencieuse ou révolte ouverte. Ainsi est le narrateur, sans nom à force d'en avoir trop eu. Dénonciation des collusions entre conservateurs et réformateurs, entre politiques et financiers, mise en exergue de collectifs d'agitateurs détournant à leur profit les nouvelles technologies... Il y a, par-delà les siècles, du clin d'oeil, dans cet oeil de Carafa! Mais la véritable énergie de cet électrique pavé de sept cents pages réside sans conteste dans le désir tenace des auteurs de raconter des histoires. Un credo qui leur permet d'enjamber quelques décennies d'avant-gardisme et de minimalisme littéraires, pour ressusciter une certaine saveur épique. Fusion symbiotique entre «autrefois» et «maintenant». Un point de départ. Un roman ? La recherche commence. Nous passons plusieurs mois entre archives et bibliothèques. D'incroyables correspondances nous fournissent des indices concernant de possibles conspirations. Des documents falsifiés, déformés ou disparus. Des livres interdits. Des insurrections ratées. Des noms qui affleurent, peut-être des trâitres, ou des héros. Distinguer les corrélations. Composer la trame. L'imposer à l'Histoire. Comme dans tout les grands romans, raconter une histoire signifie également mettre en scène l'Histoire, donner un jugement, faire de la politique. L'action se déroule sur trente ans, où l'on assiste à la naissance de nouveless idées et religions, de nouvelles formes d'économie, d'information et de pouvoir, et à la transformation de l'ancien monde en un monde moderne, le nôtre. Cet ouvrage nous offre aussi une réflexion sur le pouvoir, l'histoire et surtout l'avenir, en une époque de transition entre des mondes modernes et des mondes ultra-modernes. |
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